sensei verbeeckSensei Alain Verbeeck (titulaire du brevet d'état 2ème Degré - DESJEPS) fut l'assistant le plus fidèle à Sensei Taiji Kase, 10ème Dan de karate, disparu en 2004. Il reçut de maître Taiji Kase le grade de 6e dan de karate shotokan kase ha

C'est en 1967 qu'Alain Verbeeck rencontra Sensei Taiji Kase lors d'un stage de quinze jours qui le marqua profondément tant au niveau du rythme intensif de ce premier stage, que du charisme qui émanait de l'homme qu'il ne quittera plus les trente six années qui ont suivies cette rencontre. Alain Verbeeck accompagna Sensei Kase dans les stages qu'il dirigeait en France et à l'étranger et se consacra exclusivement au prix de nombreux sacrifices dans les années 80 à l'étude et à l'enseignement du karate. Depuis lors, Sensei Alain Verbeeck a formé des centaines de karateka au nord de Paris et poursuit aujourd'hui le travail de son maître à la recherche du karate cher à Soke Taïji Kase, un art martial authentique dans un esprit budo.

 

 

C’est au cours d’un stage à St-Raphaël que vous avez rencontré Sensei Kase en 1968, et depuis vous lui êtes resté fidèle ; quel pratiquant étiez-vous avant cette rencontre, et qu’a-t’elle changé pour celui que vous êtes devenu ensuite ?

 En 1968, juste après les événements de Mai, je pars avec trois copains à St Raphaël. Eux pour des vacances, moi pour un stage de karaté. Nous avions eu connaissance de la venue d’un expert japonais par la fédération de judo à laquelle nous étions affiliés.

J’étais ceinture marron, j’avais démarré le karaté en 1963. Au mois d’octobre de la même année je passais mon grade de ceinture noire Shodan.

Depuis il m’a toujours conseillé, orienté dans ma vie professionnelle, aidé dans mes différents problèmes. Ensuite chaque année j’ai participé à différents stages avec ce grand maître, je suis donc devenu assistant et disciple, et nous avons fait ensemble un long chemin de 36 années.

Au début c’étaient des tournées en France chez les différents assistants, Paris, Nantes, Tours, Limoges, Annecy, etc, ensuite dans le monde entier. Essayez d’imaginer l’ambiance d’un stage qui regroupe des représentants des pays tels que l’Espagne, le Portugal, l’Angleterre, l’Italie, la Belgique (toute l’Europe) l’Afrique du sud, l’Amérique du sud et j’en passe …

Comment se déroulaient les stages de Sensei ? Quelles étaient les règles, la discipline ? Avez-vous des anecdotes à nous livrer à ce propos ?

J’ai été marqué par cet homme, 1ère rencontre, 1er stage et j’étais sûr que ce serait lui qui me guiderait.

Le stage de St Raphaël, 15 jours de stage : 1ère semaine Kata et Bunkaï; j’étais bon combattant mais mes connaissances en kata se limitaient àHeian Shodan et un Heian Nidan, et je pensais tout connaître des katas à  l’époque. J’ai terminé cette première semaine, je connaissais les 5 Heian et 6 katas supérieurs.

2ème semaine, kumité; matin, soir et même un entraînement la nuit, j’étais drôlement bronzé aux avant-bras et tibias... ! Et après l’effort, le réconfort, Campaï avec une bonne bière.

Durant toutes ces années, des anecdotes j’en ai accumulées un certain nombre. Lorsque j’évoque mon statut d’assistant en voici une : Lors des cours spéciaux à Paris au sein de l’association France Shotokan Ryu, les entraînements étaient forts, les stages durs, parfois interminables. Sensei Kasé ne regardait plus l’heure à sa montre.

On 25th October 2015 Ronnie Watt OBE ORS travelled to France with his NKF karate team to compete in an international tournament. At the end of the tournament Alain was very surprised and honored to receive the Shogun award, which was presented in front of the competitors and audience including many French VIP’s

Alain has trained karate for over 50 years staring in 1963 and was an assistant to Taiji Kase, a legendary Japanese Karate master who lived in France. Alain trained alongside Kase for 35 years. Ronnie and Alain have become great friends during this time.

Quelles sont les qualités que vous tenez à transmettre à vos élèves, et au travers de quelles techniques en particulier ?

Un élève est un individu avant tout avec son physique, sa personnalité fondée sur son histoire. Il se présente à vous en disant «je veux faire du karaté»; l’idée qu’il se faisait de la discipline (sport de combat, self défense) évoluera avec les années de pratique, régulière et rigoureuse. Une pratique animée par la confiance, la perméabilité face à l’enseignement dispensé.

Un karatéka s’entraîne au sein d’un club, avec d’autres adhérents parfois partenaires, parfois adversaires.

La méfiance, la confiance, le courage, le respect, l’entraide fortifient l’individu. Enrichi par la diversité de l’enseignement du Karaté-do, ses techniques, ses mises en situation, ses katas, le karatéka découvrira une disponibilité face à toutes les situations travaillées au dojo. Comme dans la vie, il aura développé un pouvoir d’adaptabilité; je pratique l’Art Martial, le Karaté-do.

 

Comme d'autres assistants fidèles à Maître Kase, Sensei A.Verbeeck souhaite régulièrement honorer la mémoire de son maître en se rendant aux différentes commémorations. Sur cette photo, la famille Kase avait rassemblé les assistants à l'occasion du treizième anniversaire de sa mort (24/11/2017).